La Fédération de la Fonction Publique exprime sa plus vive opposition face à la volonté du Gouvernement d’imposer, par décret, une refonte drastique des autorisations spéciales d’absence. Ce texte, qui feint l’harmonisation pour mieux dissimuler une régression sociale, marque une rupture brutale avec les principes de reconnaissance dus aux agents des trois versants.
En instaurant un cadre rigide et « plafond », le Gouvernement fait le choix délibéré de briser les solidarités locales et les acquis historiques qui permettaient aux agents de concilier leur mission de service public avec les aléas de la vie familiale. Qu’il s’agisse de l’accompagnement de nos enfants malades ou des moments de deuil, ce projet de décret réduit les droits à leur portion la plus congrue, transformant ce qui était une protection de droit en une faveur précaire soumise aux nécessités de service.
L’attaque est d’autant plus grave qu’elle prive les collectivités territoriales et les ministères de toute marge de manœuvre. Ce verrouillage législatif interdit désormais toute négociation locale en faveur d’un mieux-disant social, nivelant par le bas les conditions de vie de l’ensemble des fonctionnaires de l’État, de la Territoriale et de l’Hospitalière.
Le mépris manifesté lors du Conseil Commun de la Fonction Publique, où le vote unanime contre des organisations syndicales a été balayé d’un revers de main, témoigne d’une fin de non-recevoir opposée au dialogue social. Notre Fédération ne peut accepter que l’on fragilise ainsi le pilier de la vie familiale des agents sous couvert d’uniformisation. Nous exigeons le retrait de ce texte et l’ouverture de véritables négociations qui respectent enfin la réalité du terrain et la dignité de ceux qui servent la Nation.